Cancer de la Prostate,
des Testicules et du Pénis :
Comprendre pour mieux agir
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme en France. Le cancer du testicule est, lui, beaucoup plus rare, mais reste le cancer le plus fréquent chez l'homme jeune (15-35 ans). Le cancer du pénis est quant à lui très rare.
Détectés tôt, ces cancers se soignent très bien : le cancer du testicule guérit dans la quasi-totalité des cas localisés.
Agir au quotidien : La Prévention
1. Soignez votre alimentation
•Privilégiez les fruits, les légumes (notamment les tomates, riches en lycopène, et les crucifères comme le brocoli), les fibres et les céréales complètes.
•Limitez les aliments ultra-transformés, les graisses saturées et les sucres.
2. Bougez régulièrement
•Pratiquez au moins 30 minutes d'activité physique modérée chaque jour (marche rapide, vélo, natation, etc.).
•Une activité physique régulière est associée à un risque réduit de formes agressives de cancer de la prostate.
3. Surveillez votre poids
•Maintenir un poids santé est un facteur de protection important.
4. Modérez votre consommation d'alcool
•Limitez-vous au maximum à un verre par jour, et pas tous les jours.
5. Évitez le tabac
•Le tabagisme augmente le risque de nombreux cancers.
Le Dépistage : Adapté à chaque Cancer
La Prostate :
une décision à prendre avec son médecin
Contrairement au cancer du sein, il n'existe pas en France de dépistage organisé et systématique du cancer de la prostate. Les autorités sanitaires ne recommandent pas de dosage du PSA systématique chez les hommes sans symptômes.
•À partir de 50 ans, vous pouvez discuter avec votre médecin de l'intérêt d'un dépistage individuel (toucher rectal et/ou dosage du PSA), après avoir été informé des avantages et des limites de cette démarche.
•Dès 45 ans en cas d'antécédent familial de cancer de la prostate, ou d'origine africaine.
•Dès 40 ans en cas de mutation génétique BRCA2 connue dans la famille.
•En cas de troubles urinaires (envies fréquentes, jet faible, difficultés à uriner) ou de sang dans les urines ou le sperme, consultez votre médecin.
Les Testicules :
l'autopalpation, geste clé
Il n'existe pas de dépistage organisé pour le cancer du testicule : c'est l'autopalpation régulière qui permet une détection précoce.
•Conseillée dès la puberté (13-14 ans) et jusqu'à environ 45 ans.
•Une vigilance particulière est recommandée en cas d'antécédent de cryptorchidie ou d'antécédent personnel ou familial de cancer du testicule.
Le Pénis :
une vigilance simple
•Il n'existe pas de dépistage systématique : une bonne hygiène et une attention portée au gland et au prépuce suffisent la plupart du temps.
•Une vigilance accrue est recommandée en cas de phimosis non traité ou d'infection à papillomavirus (HPV).
Quels signes doivent m'alerter ?
Consultez votre médecin si vous remarquez un des changements suivants. Le plus souvent, il s'agit de quelque chose de bénin, mais il est essentiel de vérifier.
Côté prostate
•Envies fréquentes d'uriner, notamment la nuit.
•Difficulté à démarrer ou à retenir la miction, jet urinaire faible.
•Sang dans les urines ou dans le sperme.
•Douleurs inhabituelles (bas du dos, bassin) pouvant apparaître à un stade plus avancé.
Côté testicules
•Apparition d'une boule ou d'une masse dure, généralement indolore, dans un testicule.
•Augmentation de volume ou changement de forme d'une bourse.
•Sensation de lourdeur ou de gêne scrotale persistante.
Côté pénis
•Lésion, plaie ou verrue qui ne guérit pas, changement de couleur ou induration du gland ou du prépuce.
•Saignement, écoulement inhabituel ou gêne persistante.
Un doute ? Une question ? Parlez-en !
Votre premier interlocuteur est votre médecin traitant, qui peut vous orienter vers un urologue si besoin. N'ayez pas peur de poser des questions.
Apprenez à connaître votre corps :
L'autopalpation testiculaire
Ce geste simple, à faire une fois par mois, vous aide à être acteur de votre santé.
Quand ?
Idéalement après une douche ou un bain chaud, lorsque la peau du scrotum est détendue, ce qui facilite l'examen.
Comment ?
1. Tenez-vous debout devant un miroir. Observez l'aspect général du scrotum : recherchez tout gonflement.
2. Examinez chaque testicule séparément, à deux mains. Placez l'index et le majeur sous le testicule et le pouce dessus.
3. Faites rouler doucement le testicule entre le pouce et les doigts, sur toute sa surface. Il doit être lisse et ferme, sans zone dure.
4. Repérez l'épididyme, un cordon souple situé à l'arrière de chaque testicule : ce n'est pas une anomalie, ne le confondez pas avec une masse.
5. Comparez les deux testicules : une petite différence de taille est normale, mais soyez attentif à tout changement de volume, de forme ou de consistance.
6. Changez de côté et recommencez.
Vos meilleurs alliés :
Prévention & Dépistage
Être informé et attentif à son corps est la première étape pour prendre soin de sa santé.
Des spécialistes répondent à vos questions de manière anonyme.













