Le cancer du pancréas, particulièrement agressif et redouté en raison de sa résistance aux traitements et de sa découverte souvent tardive, fait l'objet d'une avancée thérapeutique majeure. Un récent essai clinique, commenté par le Pr Michel Ducreux (chef du service d'oncologie digestive à l'Institut Gustave-Roussy), met en lumière l'efficacité d'une nouvelle molécule : le daraxonrasib.
Une cible au cœur de la maladie
Dans plus de 90 % des adénocarcinomes pancréatiques, les protéines RAS — qui stimulent la prolifération cellulaire — sont mutées et bloquées en position « active ». Le daraxonrasib agit précisément comme un inhibiteur de ces protéines RAS, bloquant les signaux de multiplication des cellules cancéreuses, quelle que soit la mutation en cause.
Des résultats cliniques inédits
Mené sur 500 patients atteints d’un cancer métastasé ayant déjà reçu une chimiothérapie, l'essai démontre un net progrès :
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Doublement de la survie : La durée médiane de survie passe de 6,7 mois sous chimiothérapie classique à 13,2 mois sous daraxonrasib.
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Amélioration de la qualité de vie : Les tumeurs réduisent plus fréquemment, et les patients rapportent une diminution des douleurs ainsi qu'un meilleur confort général au quotidien.
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Une tolérance encourageante : Bien que des effets secondaires cutanés et digestifs soient observés (comme sous chimiothérapie), seulement 1,2 % des malades ont dû interrompre le traitement à cause des effets indésirables, contre 11,2 % avec le traitement de référence.
Quelles perspectives ?
Le laboratoire à l'origine du traitement a annoncé son intention de déposer une demande d'autorisation aux États-Unis. Si l'arrivée du médicament en France nécessitera encore un peu de temps, de nouveaux essais cliniques sont prévus pour évaluer son efficacité dès la première ligne de traitement, en association avec la chimiothérapie, ouvrant un espoir immense pour les patients.
Source : Pour la science - août 2026


