Alimentation : une exposition « préoccupante » aux polluants

Rédigé le 14/02/2026
rene.ducroux25


L’ANSES signale un niveau trop élevé de cadmium, mercure et aluminium dans nos assiettes. Le cadmium dans les céréales du petit déjeuner, le mercure dans le poisson et l’aluminium dans les viennoiseries et biscuits sucrés.

Une préoccupation est signalée pour le plomb et l’acrylamide, en l’absence de seuil toxique de référence, le plomb dans le pain et l’acrylamide dans les produits frits (frites et pommes de terre sautées.

Cette Etude d’Alimentation Totale  (EAT3 - entre mai 2021 et août 2022) a pour objectif de dresser un panorama complet des expositions chroniques aux contaminants chimiques par voie alimentaire de la population en France. Les aliments étudiés (272) couvrent 90% du régime moyen de la population et ont été prélevés dans les supermarchés et marchés.

La toxicité de l’aluminium se porte sur le système nerveux central et les tissus osseux. Sa présence est naturelle dans les sols mais on le trouve également dans l’industrie, le transport et comme additif alimentaire (pain et farine).

Le cadmium joue un rôle dans l’accroissement du cancer du pancréas. Sa concentration a plus que triplé dans les céréales du petit déjeuner. L’ANSES recommande depuis 2021 d’abaisser la teneur en cadmium dans les engrais phosphatés.

Les produits à base de céréales sont ceux qui contribuent le plus à l’exposition au cadmium, à l’aluminium et au plomb.

Concernant l’agriculture biologique, les premiers résultats montrent que, pour la majorité des contaminants il n’y a pas de différence statistiquement significative entre aliments issus de l’agriculture conventionnelle et de l’agriculture biologique.

ANSES : l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Le monde du 13 février 2026,