L’ANSES a procédé à une revue de la littérature scientifique sur les effets sanitaires de la cigarette électronique. Cette méta-analyse sur près de 3000 articles scientifiques a permis de conclure à des risques sanitaires à moyen et long terme. En France 6% de personnes vapotent mais l’ANSES reconnait son intérêt pour l’arrêt du tabagisme.
La nicotine contenue dans les produits de vapotage apporte un risque cardiovasculaire avec l’augmentation de la tension artérielle, un effet sur les voies respiratoires (bronchopneumopathies et inflammation pulmonaire) mais non conclusif sur son effet cancérigène.
La présence d’aldéhydes dans les nuages de vapoteur présente un risque sanitaire non négligeable.
Isabella Annesi-Maesano, directrice à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, plaide pour une interdiction identique à la cigarette (loi 2025). « Vapoter devant les écoles est un mauvais exemple pour les jeunes »dit elle. Par ailleurs, Philippe CAMUS professeur de pneumologie estime que » le lien entre cette cigarette électronique et le syndrome de détresse respiratoire aiguë est solide. »
L’ANSES accepte la cigarette électronique pour sortir du tabagisme mais recommande toute banalisation en évitant aux jeunes de commencer à vapoter (30% des jeunes de 13 à 17 ans n’ont jamais fumé).
ANSES : Agence Nationale de SEcurité Sanitaire
Le Monde du jeudi 5 février 2025



