Une enquête menée au centre hospitalier d’Avignon sur le lymphome conclut à une sous-estimation des cancers liés au travail estimés entre 4 et 8%. Ces données semblent incompatible avec les données des GISCOPE (Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle et environnementale).
Le GISCOPE 84 (Vaucluse) a fait une enquête sur 500 patients touchés par un lymphome (soudeur, manutentionnaire, chaudronnier, aide- soignant, ouvrier bâtiment, chimiste, femme de ménage,…).Tous ont découvert le lien invisible entre leur maladie et leur déroulement de carrière.
Ils ont tous été exposés à différents produits : pesticide, solvant, substance cancérigène, produit de nettoyage, insecticide, … Le GISCOPE par ses enquêtes demande au patient de lui raconter toute sa vie depuis sa naissance. Les patients découvrent sur leur parcours de vie professionnelle qu’ils ont été exposés à plus de 6, pour d’autre à 17 ou 20 produits cancérigènes.
Le GISCOPE monte des dossiers pour chaque patient mais le comité de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) refuse les dossiers et le seul recours est judiciaire avec de longues procédures. Sur les 500 patients seuls 50 ont été reconnus comme maladie professionnelle.
Plusieurs GISCOPE ont été créés en France afin de faire reconnaitre ces maladies professionnelles. Apparemment les leçons du désastre sanitaire de l’amiante n’ont pas été tirées.
Le monde du 28 janvier 2026



