Atoutcancer

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Le cancer, les traitements

Une cellule cancéreuse, c’est d’abord une cellule normale de notre organisme.
Suite à une modification génétique ou extérieure, cette cellule se transforme,
se développe et se multiplie de façon anormale. La multiplication des cellules cancéreuses forme une tumeur*. Lorsque
la tumeur se développe trop et s’étend autour de son point d’origine, on parle alors de cancer*. Il y a cancer métastatique ou métastase* lorsque les cellules tumorales se propagent par les vaisseaux sanguins (notamment) et s’installent dans d’autres organes.

Le cancer : c'est quoi ?

Les cancers sont différents en fonction des organes touchés (cancer du poumon, cancer du sein, cancer de la prostate…) et pour un même organe, il peut exister différents types.

Pour le cancer du poumon :
Le cancer du poumon non à petites cellules se différencie du cancer du poumon à petites cellules par la taille des cellules tumorales observées au microscope*.
Selon le type, le cancer pourra être traité par chimiothérapie*, par immunothérapie* ou par thérapie ciblée*. À ce jour, seule la forme non à petites cellules peut être traitée par immunothérapie*.

Pour le cancer du sein :
Le traitement sera différent en fonction des différents types de tumeur, définis par la génétique de la tumeur, les récepteurs aux hormones présents sur cette tumeur et la zone du sein où se développe la tumeur.

1. les traitements conventionnels :

- la chirurgie : opération pour enlever la tumeur et parfois ses métastases* ;

- la radiothérapie : utilisation de rayons ou radiations sur toute une zone, pour détruire les cellules cancéreuses ;

-la chimiothérapie : médicaments permettant de bloquer le développement des cellules cancéreuses et de les détruire progressivement.

Ces techniques visent les cellules cancéreuses mais peuvent aussi détruire des cellules saines et avoir de nombreux effets secondaires.

2. les thérapies ciblées :

Traitement touchant plus particulièrement les cellules cancéreuses en intervenant
directement sur les mécanismes de développement de la tumeur.

3. l'immunothérapie :

Contrairement aux traitements comme la chimiothérapie*, la radiothérapie* ou encore certaines thérapies ciblées*, l’objectif de l’immunothérapie n’est pas de cibler directement les cellules tumorales
mais de redonner à notre système immunitaire* la capacité d’éliminer les cellules cancéreuses qui ont pu lui échapper
.

Les différents traitements en fonction des cancers

Une théorie a été développée en 2004 pour expliquer comment une tumeur
réussit à se développer malgré les mécanismes de défense de notre système
immunitaire : c’est la théorie des « 3 E ».

Lorsque notre système immunitaire* (en particulier certains globules blancs appelés lymphocytes), parvient à se débarrasser des cellules devenues cancéreuses, c’est l’élimination.
Parfois, la phase d’élimination ne parvient pas à détruire toutes les cellules cancéreuses. Des cellules cancéreuses sont présentes mais dans un nombre insuffisant pour développer une tumeur ou voir l’apparition de symptômes, c’est l’équilibre.
Au cours du temps, les cellules cancéreuses peuvent prendre le dessus et se développer de telle façon que notre système immunitaire se trouvera dépassé : c’est la phase d’échappement. C’est à ce moment-là que l’on peut parler de tumeur et que des symptômes apparaissent.

Comment le cancer se développe ?

Le système immunitaire* est un système de défense naturelle de l’organisme. Lorsqu’un corps étranger (tel qu’une bactérie, un virus ou autre) pénètre dans l’organisme, le système immunitaire l’identifie puis l’empêche de se développer.
De même, ce système immunitaire s’attaque à des cellules qui lui paraissent anormales telles que les cellules cancéreuses.

Comment redonner à notre système immunitaire la capacité d’éliminer les cellules cancéreuses ?

Pour détruire une cellule cancéreuse, certaines de nos cellules immunitaires
appelées lymphocytes*ont besoin de reconnaître des protéines* présentes
sur la cellule cancéreuse.
Mais pour se défendre, une cellule cancéreuse peut se modifier pour
empêcher les lymphocytes de la reconnaître et donc bloquer le système
de défense immunitaire :

  • soit en faisant disparaître les protéines reconnues par les
    lymphocytes

  • soit en faisant apparaître de nouvelles protéines que va reconnaître le lymphocyte* mais qui bloqueront son action.

Immunologie : système immunitaire
et immunothérapie

Aujourd’hui, plusieurs traitements d’immunothérapies peuvent être
prescrits en France.
Le nombre de patients éligibles à ces traitements est en constante augmentation et a, par exemple, plus que doublé entre 2015 et 2016 (de 5 711 à 12 607 patients traités).
A l’heure actuelle, les patients pouvant bénéficier des immunothérapies sont ceux atteints de certaines formes de :
- mélanome*
- cancer du poumon
- cancer du rein
- cancer urothélial *
- cancer de la tête et du cou*
- lymphome de Hodgkin*
- leucémies*

Que sait-on de l’immunothérapie ?

Le traitement est administré par perfusion directement dans le sang.
Aujourd’hui les conditions de préparation et d’administration du traitement sont relativement lourdes mais devraient rapidement évoluer vers une simplification, compte tenu des faibles risques dus à la
préparation du traitement.
La durée et la fréquence du traitement vont
dépendre du produit retenu, du type de cancer, de son évolution et de votre état de santé. Les premiers effets visibles du traitement peuvent apparaître au bout de quelques semaines à quelques mois. Ce traitement peut continuer à agir plusieurs
mois après avoir arrêté le traitement !

À ce jour la réponse des patients aux
traitements d’immunothérapie peut
atteindre 40 % selon les tumeurs, les
protocoles de traitements et les essais
cliniques.

Comment agit le traitement en immunothérapie ?

1. Les vaccins thérapeutiques
Utilisée à titre préventif, la vaccination antitumorale stimule la « mémoire »
du système immunitaire pour qu’il soit plus efficace. Ce type de vaccination est utilisé pour prévenir les cancers dont l’origine est une infection virale. Elle peut être aussi utilisée à titre curatif : un premier vaccin* «thérapeutique» (aidant à la destruction de cellules cancéreuses) a reçu une autorisation en Europe en 2013, pour le traitement du cancer de la prostate. Cependant, ce vaccin n’est à ce jour pas commercialisé en France. D’autres vaccins sont actuellement à l’étude.

2. La greffe de cellules « CAR-T »
Les cellules CAR-T* (Chimeric Antigen Receptor –T) sont des lymphocytes
de type T* que l’on modifie pour qu’ils puissent lutter contre les cellules
cancéreuses. En France, 2 traitements ont reçu, en décembre 2018, une autorisation pour être prescrits et traiter certaines formes de cancers du sang (leucémies
ou lymphomes). En pratique, à partir d’une prise de sang du patient, on récupère en laboratoire les lymphocytes T par une technique appelée leucaphérèse*.
Ces lymphocytes T sont ensuite modifiés
pour qu’ils puissent reconnaître et détruire spécifiquement les cellules cancéreuses de ce même patient.

3. Les anticorps monoclonaux
Les anticorps monoclonaux* ciblent le système de contrôle des lymphocytes.
Ces anticorps ont la capacité de repérer et de bloquer certains mécanismes
qu’utilisent les cellules tumorales pour désactiver le système immunitaire
qui pourrait lutter contre elles. À terme, l’action des anticorps monoclonaux
permet donc la destruction des cellules tumorales.

En France, 5 traitements sont disponibles pour traiter certains types de tumeurs. Ces traitements peuvent être prescrits respectivement depuis 2011 et 2014.

Les différents types d’immunothérapies

Chaque cancer peut réagir de manière différente. Lors de vos contrôles, il se peut que :

  • la tumeur disparaisse partiellement ou en totalité ;

  • la tumeur ait ralenti sa progression sans diminution ;

  • la tumeur régresse après une phase de progression ;

  • la tumeur grossisse sous l’effet de l’inflammation due à la multiplication des lymphocytes qui s’attaquent à la tumeur ;

Ou malheureusement

  • la tumeur grossisse car le traitement par immunothérapie ne fonctionne pas.

C’est pourquoi Il est important d’être suivi par un médecin spécialiste
de ces traitements et par l’équipe médicale qui évaluera votre progression
et l’efficacité de votre traitement.

Comment évaluer l’effet du traitement par immunothérapie?

Comme tous les traitements, l’immunothérapie peut provoquer des effets
secondaires.
Chaque traitement anti-cancéreux produit des effets différents.
Ces effets secondaires sont généralement peu sévères et réversibles s’ils
sont pris en charge à temps (ce qui évitera des conséquences qui peuvent
être importantes).
Les principaux effets secondaires sont :
• la fatigue ;
• les douleurs articulaires ;
• les éruptions cutanées et les démangeaisons ;
• les diarrhées et les nausées ;
• les troubles thyroïdiens, tels que la perte d’énergie et la prise de poids (en cas d’hypothyroïdie), ou le sentiment d’agitation et la perte de poids (en cas
d’hyperthyroïdie).
Les effets secondaires peuvent se développer lentement, progressivement et peuvent même se produire des mois après
administration du traitement.
Tout effet secondaire mérite une attention particulière et doit être signalé à votre médecin pour en limiter les impacts.

Les effets secondaires principaux de l'immunothérapie

Quelques conseils pratiques :

  1. Notez tous vos rendez-vous et les coordonnées de professionnels de santé qui vous suivent.

  2. Préparez un dossier organisé avec tous vos documents (administratifs, résultats d’examens, ordonnances, …).

  3. Faites-vous accompagner aux rendez-vous et n’hésitez pas à poser toutes vos questions.

  4. Notez toute évolution ou symptôme lié à votre maladie qui vous paraîtrait anormal.

  5. Echangez avec d’autres patients ainsi qu’avec les associations.

Votre parcours de soin

Le traitement d’immunothérapie est administré par perfusion intraveineuse
(directement dans le sang), à l’hôpital.

La durée d’injection varie généralement de 30 à 90 minutes selon le type de traitement avec la possibilité, au cas par cas, de réduire les débits. Entre chaque injection, il faut compter une période de repos de 2 à 3 semaines. En cas d’effets indésirables trop importants, les injections peuvent être espacées ou interrompues. Ainsi, la durée et la fréquence du traitement vont dépendre du produit retenu, du type de cancer, de son évolution et de votre état de santé.

Lorsque le médecin vous prescrit un traitement d’immunothérapie, une carte d’Alerte Patient vous est donnée. Si vous êtes dans cette situation, il est important de la conserver sur vous pendant toute la durée du traitement et de la présenter à tous professionnels de santé que vous rencontrerez durant votre parcours de
soins pour qu’ils soient informés de ce traitement en cours.

Les protocoles de traitement en
immuno-oncologie

Anticorps : Substance de défense produite par certains globules blancs (lymphocytes B) en réaction à une substance étrangère, appelée antigène. L’anticorps la reconnaît comme n’appartenant pas à l’individu et permet sa destruction.
Anticorps monoclonaux : Anticorps produits, de façon industrielle, par plusieurs cellules identiques (clones), d’où le terme monoclonaux.
Cancer : Maladie provoquée par la transformation de cellules qui deviennent
anormales et prolifèrent de façon excessive.
Cancer de la tête et du cou : Cancer se formant dans les voies appelées aérodigestives supérieures (lèvres, langue, bouche, gorge, larynx), les glandes salivaires, le nasopharynx (zone reliant le nez et la partie supérieure de la gorge) ou les sinus et la fosse nasale.
Cancer urothélial : Cancer de la vessie dans 90% des cas.
Cellule CAR-T : Il s’agit de cellules immunitaires appelées lymphocytes provenant du patient lui-même qui seront modifiées en laboratoire afin de leur permettre de reconnaître spécifiquement les cellules cancéreuses.
Chimiothérapie : Traitement d’un cancer par des substances chimiques (médicaments) qui tuent ou affaiblissent les cellules cancéreuses. C’est un traitement général qui vise à détruire les cellules cancéreuses ou à les empêcher de se multiplier dans l’ensemble du corps.
Effet secondaire : Conséquence d’un traitement survenant en plus de son
effet principal. Certains effets secondaires sont souhaités, d’autres non et
peuvent être gênants (ce sont alors des effets indésirables).
Essai clinique : Étude scientifique menée avec des patients selon un
protocole bien défini, dont l’objectif est de rechercher de meilleures modalités de prise en charge de la maladie.
Immuno-oncologie : Science qui consiste à étudier la capacité du système immunitaire à combattre une tumeur.
Immunothérapie : Traitement qui vise à stimuler le système immunitaire.
Leucaphérèse : Technique de prélèvement et de tri des leucocytes (globules blancs) à partir du sang d’une personne.
Leucémie : Cancer du sang
Lymphocyte : Cellules appartenant à la famille des leucocytes (globules
blancs), impliquées dans les réactions de défense de l’organisme (immunité). Le nombre de lymphocytes augmente lors d’une infection et peut baisser en cas de cancer. Comme leur rôle consiste principalement à lutter contre les virus et les parasites, leur diminution expose à des
infections.
Lymphocyte B : Lymphocytes produisant des anticorps.
Lymphocyte T : Lymphocytes qui reconnaissent les cellules pouvant être
anormales afin de les détruire.
Lymphome de Hodgkin : Cancer correspondant à la prolifération de
cellules anormales appelées cellules de Reed Sternberg.
Mélanome : Tumeur développée à partir de mélanocytes (qui sont des cellules de la peau).
Métastase : Tumeur formée à partir de cellules cancéreuses qui se sont détachées d’une première tumeur et qui ont migré par les vaisseaux sanguins dans une autre partie du corps où elles se sont installées.
Microscope : Instrument d’optique à très fort grossissement qui permet d’examiner ce qui n’est pas visible à l’oeil nu (comme les cellules de l’organisme par exemple).

Protéines : Composants qui sont présents dans toutes les cellules de l’organisme. Elles ont un rôle essentiel et de nombreuses fonctions pour entretenir et renouveler les cellules.
Radiothérapie : Traitement du cancer par des rayons qui détruisent les cellules cancéreuses ou stoppent leur développement. Contrairement à
la chimiothérapie qui agit sur les cellules cancéreuses dans l’ensemble du corps, la radiothérapie est un traitement plus local.
Système immunitaire : Ensemble des cellules des tissus et des organes qui
assurent la défense de l’organisme contre les agents extérieurs notamment infectieux. Ce système comprend notamment les cellules de défense et les différentes molécules que ces cellules sont susceptibles de produire.
Thérapie ciblée : Traitement plus spécifique que la chimiothérapie ou la
radiothérapie qui vise une anomalie en particulier de la cellule cancéreuse.
Selon sa cible, elle vise à freiner ou à bloquer la croissance de la cellule cancéreuse, en l’affamant, en dirigeant le système immunitaire contre elle, en provoquant sa destruction ou en l’incitant à redevenir normale.
Tumeur : Grosseur plus ou moins volumineuse due à une multiplication
excessive de cellules normales (tumeur bénigne) ou anormales (tumeur maligne). Les tumeurs bénignes (comme par exemple les grains de beauté, les verrues…) se développent de façon localisée sans altérer les tissus voisins. Les tumeurs malignes (cancer) ont tendance à envahir les tissus voisins et à migrer dans d’autres parties du corps, produisant des métastases.
Vaccin : Substance qui permet d’immuniser un individu (à qui elle a été administrée) contre une infection provoquée par les mêmes microbes dont elle provient (parfois d’autres infections similaires).

Lexique

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